vendredi 9 janvier 2009

Colette Sanson

Je mentionne beaucoup Colette Sanson, mère de Véronique. Voici deux clichés que j'ai faits d'elle en mai 1980, au 5ème étage, et sur lesquels elle joue avec Gerschwin - dont elle parle dans l'interview du n° 1.
Au-dessous, une carte surprise des parents Sanson en visite chez leur fille et qui témoigne de leur extrême gentillesse.




Et ci-dessous, Véronique avec le même Gerschwin

Véronique et ses parents à Orgeval
Télé 7 jours
n° 1096, 30 mai 1981
(reportage : Irène Dervize - photos Henri Tullio)


Document d'archives
Le 15 juillet 1970, l'empereur Hiro Hito est accueilli
par René Sanson, alors
Commissaire Général de la délégation
française à l'Exposition universelle d'Osaka,

accompagné
de Colette et de Violaine.
Images du journal télévisé de 20 h
(le document était sauvegardé sans le commentaire,
j'y ai donc ajouté un fond sonore.)

mardi 6 janvier 2009

Présentation


Il y a 30 ans, parution du numéro 0 d'Harmonies.
Pourquoi Harmonies ? On voulait le titre d'une chanson de Véronique, plutôt court et sonnant bien (Ma révérence, qui venait de sortir, ne collait pas vraiment…). J'aurais bien aimé Mariavah qui avait un côté un peu onirique et surtout le pouvoir de faire penser instantanément à Véronique, mais c'est Harmonies qui fut retenu, un joli mot, fédérateur, et une bonne chanson.
De mémoire, sur un coin de table dans un bistrot du côté de Montreuil (où se trouvait l'imprimeur), on a dessiné le "logo" de la une, qui n'apparaîtra d'ailleurs jamais plus.
On, c'est Carole Lévy, Marie-José Golin et moi.
Petit retour en arrière.
Un mercredi après-midi de 1977, je prends mon courage à deux mains et j'appelle chez Colette et René Sanson. "Fan" de Véronique, je connais le prénom de son père, sa profession et je sais dans quel quartier de Paris ses parents habitent. Et à la maison, on a un bottin... 
Au bout du fil, René Sanson :
– Quel âge avez-vous ?
– 17 ans
– Oh, gardez-les (voix faussement nostalgique). Je vais vous passer ma femme, c'est elle qui s'occupe de ces choses-là. 

Ces choses-là, comme il dit, c'est le premier 45 tours de Véronique, prétexte que j'ai choisi pour justifier mon coup de fil.
J'explique donc à Mme Sanson que je suis à la recherche de l'introuvable 45 tours Le printemps est là/Le feu du ciel (dont je viens de voir la mention
pour la première fois dans le magazine Gold Star).
Elle me répond qu'elle a
"fait du rangement" récemment et qu'elle a retrouvé cet enregistrement, et que si je veux bien lui envoyer une cassette, elle me le copiera. Je me pince...
Quelques mois plus tard, sans nouvelles, j'appelle à nouveau. Madame Sanson me propose alors de passer faire l'enregistrement moi-même : elle n'en n'a pas eu le temps. Je me pince à nouveau... Rendez-vous est pris pour un autre mercredi après-midi. 

Pour moi, c'est un rêve d'enfant. Venant de l'appartement de mes parents en banlieue, je débarque rond-point Bugeaud les yeux grands ouverts, reconnaissant l'ascenseur (sa cage grillagée noire avec son petit banc) – entrevu dans un magazine dans lequel Véronique faisait des photos de mode (voir plus bas) –, pour aller jusqu'à ce 5e étage qu'elle chantera bien plus tard... A l'intérieur de l'appartement, le piano sur lequel elle a appris à jouer, quelques photos de famille, la collection d'œufs et le regard de Colette Sanson, miroir de celui de Véronique.
En sortant par la cuisine, à l'autre bout de l'appartement, il y a le couloir des chambres de bonnes. La première fois que je suis venu, dans l'une d'elle se trouvait un sac plein de courrier d'admirateurs réclamant une photo dédicacée. La personne qui s'en occupait était en congé de maternité... Bien sûr, j'offrais de m'en occuper. Et je revenais les semaines suivantes, préparais les enveloppes dans lesquelles il n'y aurait plus qu'à y glisser les photos.

Le rituel était immuable : on s'asseyait face à face près de la commode dans le coin et, lorsque le temps qui m'était imparti était arrivé à son terme, Colette Sanson se levait et d'un ton très gentil me lançait "Bon, mon petit Laurent, il faut que je te mette à la porte". C'était une femme bien occupée à l'époque et, en même temps que sa franchise, j'appréciais qu'elle veuille bien me donner un peu de son temps pour parler de Véronique (à propos de laquelle elle disait "avoir le cœur en bandoulière" puisque celle-ci vivait aux Etats-unis).
Un jour, je trouvais sur le bureau une belle photo promo glacée noir et blanc, avec ces mots "Pour Laurent Calut, si gentil et si dévoué, très amicalement", signée de Véronique. Un autre jour, il y avait sur un bout d'enveloppe "Salut Laurent, V." Colette Sanson était la meilleure attachée de presse de sa fille...
Et puis un jour, elle m'annonça qu'une fan avait créé un club VS, que ce serait bien que je la rencontre. Ensemble, on composa le numéro 0 d'Harmonies à partir de quelques photos empruntées à Mme Sanson, qui sponsorisa l'impression. A l'imprimerie, nous nous sommes même chargés du pliage et de l'agrafage !

Stéphanie n° 9, janvier 1973 (pour Bruno ;)